Dossier du Spectacle " On perd Son temps ... "

Une version Imprimable P D F / Word est disponible sur simple demande à la Cie et vous sera expédié par Mail

Vox Populi

… Est une compagnie théâtrale et musicale créée en 2001 disposant d’une structure professionnelle depuis 2012. L’équipe est composée de musiciens chanteurs et comédiens professionnels.

La ligne artistique

Le travail de la compagnie s’articule sur deux axes :

Des spectacles pour enfants, par l’intermédiaire de contes du patrimoine mondial, revisités et réécrits pour  deux voix . Mais aussi des créations écrites et  mises en scène  par Pascale Ardoin, comédienne et chanteuse de la compagnie et mises en musique et en chansons par Xavier Baunat et Christophe Berton musiciens chanteurs comédiens.

Des spectacles tout public pour salles et pour extérieur où chansons, musique et textes d’auteur,  de poète,  se font écho. Faire découvrir ou redécouvrir un auteur, un poète dont l’œuvre et le langage restent  d’une actualité brûlante,  toutes générations confondues.

On perd son temps à s’engueuler

Création 2014,

Au départ spectacle  sur l’œuvre de Jehan Rictus commandé par l’association EDLHUT vouée à Ludovic Trarieux,  fondateur des Droits de L’homme, les poèmes argotiques  de cet auteur sont vite apparus correspondre aux objectifs de la compagnie, à savoir : l’actualité saisissante des textes autant dans la forme que dans les thèmes abordés, ainsi que la mise en musique évidente de certains textes de l’auteur, et pourquoi pas d’autres auteurs, contemporains ou non de Jehan Rictus pour leur faire écho. 

Notes d’intention

Remettre en lumière l’œuvre et la personne de Jehan-Rictus (1867-1933),  maître de l’argot, poète de premier plan quelque peu délaissé par l’histoire officielle de la littérature, est l’objectif du spectacle « On est pas là pour s’engueuler » dont le titre est emprunté à une des phrases de l’auteur.

Ce qui s’impose, immédiatement, quand on lit les vers de Rictus, c’est sa profonde sensibilité poétique. On met en effet trop souvent en avant son travail sur la langue, son usage de l’argot, son amour des tournures populaires, comme si ces éléments là constituaient l’unique originalité de son œuvre – qui est ainsi fréquemment rabaissée au rang de curiosité littéraire. C’est oublier que Jehan Rictus est avant tout un poète et que ses mots font mouche. Certaines de ses strophes sont même de véritables petits chefs-d’œuvre de musique et d’émotion.

 Il a été toute sa vie sous le joug et le regard d’une mère hystérique et à demi-folle, dont les relations, complexes, tourmentées et douloureuses ont forgées l’homme qu’il est devenu, et l’enfant en mal d’amour maternel qu’il resta, sur bien des points.

C’est aussi se tromper gravement sur la portée des poèmes de Rictus que de vouloir en faire des pièces faciles, légères, ou des ritournelles de cabaret.  Le père des Soliloques du pauvre est avant tout un peintre social de premier ordre, un de ceux qui ont su parler de la misère, de la triste condition humaine, des affres de la pauvreté, avec le plus de vérité et de sensibilité. 

Mais cette révolte intérieure n’explose pas, pourtant, la plupart du temps, tant « la viande est lâche ». Car, pour se révolter, il faut encore espoir garder et le pauvre de Rictus ne croit plus en rien, surtout pas au « populo » qui ne s’éveille que « les sam’dis de paie et d’soûl’rie » où il se « multiplie » dans « des cris, des chocs des pleurs / Dans la crasse et dans la douleur. ».

Le plus étonnant – et affligeant – c’est de constater à quel point le pauvre de Rictus n’est pas une figure de style, un personnage littéraire. C’est un être humain, réel, en chair et surtout… en os. Il existait de son temps et, hélas, il existe encore du nôtre. Et aujourd’hui comme hier, ceux qui le croisent s’acharnent à l’ignorer, à le maltraiter ou, quand ils portent le cœur à gauche, à lui accorder une maigre aumône pour mieux se convaincre de leur générosité.

 Les Soliloques du pauvre résonnent donc comme un manifeste intemporel, une épine plantée dans le pied des bien-pensants … Le pauvre ne mangera peut-être pas plus à sa faim, mais avec un peu de chance le nanti digèrera moins bien !

 Les textes du spectacle interprétés par deux comédiennes, choisis dans les soliloques du pauvre , mais aussi dans ses poésies diverses, sont soutenus par des chansons qui leur font écho.

Nombreux sont les textes de Rictus mis en musique ; parmi eux La complainte des pauv’ p’tits fanfans morts, mis en musique par Ricet Barrier, et revisité par les deux musiciens qui accompagnent les deux comédiennes du spectacle, Vingt ans  de Léo Ferré, Aux armes de Melissmell, SDF d’Allain Leprest, Mon pauv’grand chanson réaliste en version rock et mimée par les deux comédiennes.

 Une simplicité scénographique

 Un minimum de décors ( une estrade, une table et deux chaises ) privilégie le jeu et laisse le champ libre aux comédiennes pour faire vivre un espace vide qu’elles remplissent de leur corps et de la parole du poète.

 Le revenant, extrait des Soliloques duPauvre, écrit pour une seule voix, se découpe à merveille pour les deux voix féminines des comédiennes, dans une recherche de dynamisme, de rythme et de simplicité où corps et texte se rejoignent.

 Les deux musiciens chanteurs restent dans leur rôle. Ils jouent guitare, percussions et mélodica, chantent, rythment un poème, et rejoignent les spectateurs dans leur écoute des textes joués par les deux comédiennes. 

 Les costumes

 Comme l’œuvre de Jehan Rictus, les costumes se doivent d’être intemporels, et non pas marquer une époque mais le lieu même où ils se situent : la rue du pauvre, du démuni, sans pour cela être caricaturaux. (Pas de loque ni de crasse fabriquées pour le théâtre).

 Nous avons voulu que ce spectacle puisse se jouer dans toutes lesconfigurations possibles, selon les obligations du lieu, aussi bien à un coin de rue que sur une place, mais aussi sur une scène dans une salle de théâtre. Et enfin, nous avons voulu un spectacle débridé, drôle, rythmé, profondément humain et émouvant.

 Un spectacle joué et chanté, en rue ou en salle, il s’adapte à tous les lieux.

Pascale Ardoin

 Elle commence le théâtre au début des années 90 avec des spectacles de marionnettes en collaboration avec Franck Guilbot, puis des spectacles de contes avec Valérie Arnoux. En parallèle, elle est employée en tant que professionnelle au théâtre de l’Orme pour « Le roi se meurt ». . En 2001 la compagnie Vox Populi se crée avec Xavier Baunat. S’en suivent de nombreux concerts et spectacles pour enfants. En 2009, comédienne dans « Souvent je ris la nuit » de Victor Hugo avec Arsenique théâtre, mise en scène de Marisol Mathieu. Lectures théâtralisées dans bibliothèques et médiathèques de Charente depuis 2005.

 Carole Hobart

 Elle commence le théâtre à Tours avec Jean Pierre Devernon. Diplômée des cours Florent, elle crée la compagnie du Tapage avec laquelle elle a joué et mis en scène deux pièces : La nonne de Roberto Cosse et Ubu enchaîné d’Alfred Jarry. Membre de la compagnie Pantoum, elle enchaîne les créations, dont « Le scapin en carton » mis en scène par Mathieu Lhermite. Elle joue actuellement  « Le règles du savoir-vivre » monologue de Jean Luc Lagarce

 Xavier Baunat

Musicien chanteur professionnel auteur- compositeur, depuis 1996, membre du collectif de musiciens les « Grigoux », intervenant d’ateliers d’orchestre « Rock school » de 2000  à 2008. Création du duo Vox Populi en 2001 avec nombreux concerts et spectacles pour enfants dont il compose les créations musicales. Création musicale du « Roi de haut en bas » avec le théâtre de l’Orme et de « Souvent je ris la nuit «  en 2010 avec Arsenique Théâtre.

Christophe Berton

Musicien professionnel et auteur compositeur arrangeur depuis 1995.Membre du collectif de musiciens « Les Grigoux » de 1996 à 2004. Depuis 1997, guitariste chanteur dans la formation de l’accordéoniste Fabrice Charpentier,  nombreux galas, concerts  et  bals sur toute la France.

Intervenant chef d’orchestre arrangeur dans diverses structures pédagogiques et associations de Charente ( Associations LECAU, RECTO VERSO, MELIMELOZIC).

 Mise en place, organisation et accompagnement musical des spectacles « CHANTECOLE »  de L’école primaire de Chalais depuis 2004.

 

Vox Populi est au départ un duo constitué en 2001 avec Pascale Ardoin (comédienne et chanteuse) et Xavier Baunat (musicien chanteur):

Deux artisans du spectacle vivant ayant plusieurs cordes à leurs guitares et dont les centres d'activités artistiques varient au gré de leur passion, de leur sens de la découverte ou de leur envie de sans cesse se renouveler, s'améliorer et de progresser. ....Des concerts de chansons françaises se sont enchaînés à partir de 2001 à ce jour, surtout en région Poitou-Charente et Aquitaine.

 


 

 

 « Oliver le petit ver » conte théâtralisé et musical ,avec marionnettes,  pour les enfants de 3 à 11 ans, création 2004.

 « De bouche à oreille » contes théâtralisés pour tout public existe depuis 2005. Ce spectacle se joue en salle et en extérieur pour écoles, associations, communes, CDC, ,maisons de retraite. Il a été retenu par le conseil général pour une tournée de 10 dates avec le pass-lecture charente en fevrier et mars 2013 et 2014.

 Ateliers d’éveil à la lecture en bibliothèques et médiathèques de charente, animés par Pascale Ardoin à partir de 2005 à ce jour.

 « Entre Brel et ferré » Textes et chansons théâtralisés de deux monstres de la chanson française, en trio avec Christophe Berton, guitariste et chanteur professionnel. Création 2012.

 « Coucou, t’es où ? » Spectacle musical pour les tout petits de 0 à 4 ans . Avec Pascale Ardoin et Xavier Baunat. Création 2013.

 « Bonhomme, chasseur de notes » spectacle musical pour les enfants de 2 à 11 ans, en trio. Création 2013.

 « On perd son temps à s’engueuler » spectacle théâtralisé et musical des « Soliloques du pauvre » et autres poèmes de Jehan Rictus,. Le trio a fait appel à Carole Hobart, qui entre dans la troupe en tant que comédienne professionnelle.

 Création 2014.