On perd son temps à s'engueuler

Remettre en lumière l’œuvre et la personne de Jehan-Rictus (1867-1933), maître de littérature, est l’objectif du spectacle « On perd son temps à s’engueuler » dont le titre est emprunté à une des phrases de l’auteur.

Ce qui s’impose, immédiatement, quand on lit les vers de Rictus, c’est sa profonde sensibilité poétique.

Les deux comédiennes d'on perd son temps à s'engueuler auront le plaisir de se mettre en bouche les vers de J-Rictus, son argot bien personnel, son amour des tournures populaires et surtout ses mots qui font mouche.

Le père des Soliloques du pauvre est avant tout un peintre social de premier ordre, un de ceux qui ont su parler de la misère, de la triste condition humaine, des affres de la pauvreté, avec le plus de vérité et de sensibilité.

Mais cette révolte intérieure n’explose pas, pourtant, la plupart du temps, tant « la viande est lâche ». Car, pour se révolter, il faut encore espoir garder et nous voulons que ce spectacle reveille le pauvre , lui redonne parole.

En effet, le pauvre de Rictus ne croit plus en rien, surtout pas au « populo » qui ne s’éveille que « les sam’dis de paie et d’soûl’rie » où il se « multiplie » dans « des cris, des chocs des pleurs / Dans la crasse et dans la douleur. ».

Notre recherche scénographique a pour but de montrer cette crasse, cette noirceur et cette désespérance.. parfois joyeuse … Avec amour, humour et poésie nous voulons que ça résonne, que ça réveille, que ça fasse écho dans le coeur du public.

Le plus étonnant – et affligeant – est de constater à quel point le pauvre de Rictus n’est pas une figure de style, un personnage littéraire. C’est un être humain, réel, en chair et surtout… en os.

Il existait de son temps et, hélas, il existe encore du nôtre. Et aujourd’hui comme hier, ceux qui le croisent s’acharnent à l’ignorer, à le maltraiter ou, quand ils portent le cœur à gauche, à lui accorder une maigre aumône pour mieux se convaincre de leur générosité.

Les Soliloques du pauvre résonnent donc comme un manifeste intemporel, une épine plantée dans le pied des bien-pensants … Le pauvre ne mangera peut-être pas plus à sa faim, mais avec un peu de chance le nanti digèrera moins bien !

 Les textes du spectacle, choisis dans les soliloques du pauvre  mais aussi dans ses poésies diverses, se conjuguent avec des chansons qui leur font échos. Peu importe si elles sont contemporaines ou pas avec Jehan Rictus, elles parlent aussi de révoltes, de joies, de peines , de dignité bafouée, de solitude, et bien sûr d’amour.

 Les chansons :

Le piège compo sur un texte de RictusLa complainte des pauv’ p’tits fanfans morts arrangéeVingt ans  de Léo Ferré, L’homme de poussière compo sur un texte anonyme d’un sans papiers, Aux armes de Melissmell, Songe mensonge compo sur un texte de Rictus, SDF d’Allain Leprest, Mon pauv’grand chanson réaliste de Fréhel en version rock, s’intègrent aussi parfaitement aux propos du poète et prouvent une fois de plus sa contemporanéité. Le Piège, les va comme j'te pousse et p'têt' ben qu'un jour y'aura du bon Poèmes de J. Rictus arrangés par Pascale Ardoin et illustrés en musique par Christophe Berton et Xavier Baunat.

Un spectacle rock'n'roll haut en verbe et en couleurs.  Humainement engagé et engageant, il vous surprendra à passer du rire aux larmes sans transitions. Il peut être joué et chanté en rue ou en salle, il s’adapte à tous les lieux .

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